J'écoutais ce soir en revenant de chez une copine que le service funéraire des enfants de Piemont avait lieu aujourd'hui. La mère a pris la parole à l'Église avec une grande force. Elle a demandé à ses enfants de l'attendre, qu'elle irait les rejoindre plus tard. Elle disait aussi qu'elle avait besoin de gens debout autour d'elle, de gens avec de la force et du courage car elle elle en avait besoin. Comment cette femme peut-elle être debout après ce qu'elle a perdu. Comment peut-on perdre 2 enfants de cette manière et être debout, de parler à l'Église, de trouver la force de vivre encore. Elle a aussi eu des mots pour son ex conjoint...
Je pense à ce drame et je n'arrive pas à comprendre. Je n'arrive pas à comprendre qu'on peut poignarder ses deux enfants à mort pour une vengeance. Je ne peux pas comprendre comment on se rend là comme humain. Je me suis fâchée ce matin contre mon plus petit, j'ai crié parce que j'étais à bout de nerf et ensuite je me sentais si mal, si complexée avec le geste que j'avais posé. Comment pourrais je perdre le nord et les tuer, ça jamais...
Je repense à cette maman qui devra vivre avec cette pensée de ses deux enfants morts pour le reste de ces jours, je pense à elle et je me dis que la douleur doit être si intolérable, si douloureuse. Je ne pourrais pas vivre sans mes enfants.
Je ne sais pas quoi penser de ce geste et je ne peux pas croire que cet homme vivra avec ce geste pour le restant de ces jours. Il serait mieux mort.
lundi 2 mars 2009
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